KAZACHECK
Voir mon prix
Cluster 09 · Types de biens

État des lieux en colocation : bail unique ou baux séparés ?

En colocation, l'état des lieux n'a rien d'uniforme : son organisation dépend entièrement du montage juridique choisi par le bailleur. Bail unique signé par tous les colocataires, ou baux individuels par chambre : le nombre de constats à établir, les personnes qui doivent le signer, et la façon de gérer un départ en cours de route ne suivent pas les mêmes règles. Ce guide se concentre sur cette organisation du constat — pour la restitution du dépôt de garantie et la solidarité entre colocataires, direction notre guide dédié.
KZ L'équipe Kazacheck
6 min de lecture Mis à jour le 12 Jul 2026
colocation : un seul constat pour tous, ou un constat par chambre
colocation : un seul constat pour tous, ou un constat par chambre

Bail unique : un seul état des lieux, tous signataires

Quand tous les colocataires signent un même contrat de location, il n'existe qu'un seul état des lieux d'entrée, établi une fois pour tout le logement, chambres et parties communes confondues. Ce constat est contradictoire à l'égard de chaque signataire du bail, conformément à l'article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 : chacun est censé l'avoir vu, comparé et approuvé, pas seulement l'avoir signé après coup sur la foi des autres.

En pratique, cela suppose que tous les colocataires soient présents le jour du rendez-vous — ou, à défaut, qu'ils donnent procuration à un autre colocataire ou à un tiers pour rester couverts par les constats effectués en leur absence. Ces règles de présence et de représentation sont détaillées dans notre guide qui doit être présent à l'état des lieux d'entrée.

À retenir

Un colocataire qui n'a ni signé ni donné procuration n'est pas personnellement engagé par le constat établi sans lui. Ce détail, anodin à l'entrée, peut peser lourd à la sortie si une dégradation lui est imputée à tort.

Un point pratique complique parfois ce schéma : les emménagements échelonnés. Un bail unique peut être signé par tous, alors que l'un des colocataires n'emménage réellement que quelques semaines plus tard. Le constat initial reste valable, mais rien n'empêche d'y ajouter une mention datée au moment de son arrivée effective, pour éviter toute ambiguïté sur ce qu'il a personnellement constaté.

Baux individuels : un état des lieux par chambre, par entrant

Certains bailleurs — souvent des résidences gérées ou des propriétaires louant chambre par chambre — optent pour des baux individuels : chaque colocataire signe son propre contrat, portant sur sa chambre et un droit d'usage des parties communes. Ce montage change tout du point de vue du constat : chaque bail étant autonome, il donne lieu à son propre état des lieux d'entrée et de sortie, réalisé à la date d'arrivée ou de départ de l'occupant concerné, sans lien direct avec le calendrier des autres colocataires.

Ce modèle se rencontre fréquemment dans les colocations étudiantes organisées en bail mobilité : chaque étudiant loue sa chambre pour une durée courte (un à dix mois), avec un état des lieux propre à son entrée et à sa sortie. Le dépôt de garantie y étant interdit, ce constat individuel devient la seule preuve de l'état du logement au départ — voir notre guide état des lieux en bail mobilité étudiant.

Source : Légifrance — loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 3-2

L'avantage de ce montage : chaque colocataire gère sa sortie indépendamment, sans attendre le départ des autres. L'inconvénient : les parties communes, elles, ne sont décrites que fragmentairement, une chambre à la fois — un point de vigilance à ne pas négliger au moment de rédiger chaque constat.

Départ d'un colocataire en cours de bail : le constat intermédiaire

C'est la situation la plus fréquente en bail unique, et la moins bien couverte par la loi : un colocataire donne congé et quitte le logement, tandis que les autres restent et qu'un remplaçant arrive parfois quelques semaines plus tard. Aucun texte n'impose, dans ce cas, l'établissement d'un état des lieux à ce moment précis — l'article 3-2 ne vise que l'entrée et la sortie du bail complet.

C'est précisément pour cette raison qu'un constat intermédiaire est une bonne pratique à recommander, et non une obligation légale. Réalisé au moment où le colocataire sortant quitte réellement les lieux, il décrit l'état de sa chambre et des parties communes à cet instant précis, idéalement en présence du sortant, des colocataires restants et du bailleur ou de son mandataire.

À retenir

Ce constat intermédiaire protège tout le monde : le sortant, qui prouve qu'il n'est pas responsable des dégradations survenues après son départ ; les colocataires restants et le remplaçant, qui disposent d'une référence claire ; le bailleur, qui conserve une traçabilité continue jusqu'à la sortie définitive du bail.

Un point à garder à l'esprit : ce constat intermédiaire ne déclenche aucune restitution du dépôt de garantie, qui reste bloqué jusqu'à la fin du bail complet, ni aucun effet sur la clause de solidarité. Ces deux sujets — quote-part et solidarité — sont traités en détail dans notre guide dépôt de garantie en colocation. Le constat intermédiaire n'a qu'une vocation probatoire : figer une situation à un instant donné, pour éviter qu'un désaccord ultérieur ne retombe sur la mauvaise personne.

En meublé : l'inventaire mobilier, commun à tous

En colocation meublée, l'état des lieux s'accompagne obligatoirement d'un inventaire du mobilier, comme pour toute location meublée — voir notre guide état des lieux d'une location meublée. En bail unique, cet inventaire couvre l'ensemble du logement : meubles des parties communes (cuisine, salon) et de chaque chambre, listés dans un document unique signé par tous.

En baux individuels, l'inventaire se scinde généralement en deux : celui de la chambre, propre à chaque bail, et celui des parties communes, souvent annexé de façon identique à chaque contrat pour éviter les divergences entre colocataires sur le mobilier partagé. Dans les deux montages, un nouvel entrant doit systématiquement vérifier l'inventaire existant avant de signer — un canapé déjà marqué comme abîmé sur un document plus ancien ne doit pas se retrouver à sa charge au moment de son propre départ.

Un état des lieux adapté à votre colocationBail unique ou baux individuels, constat d'entrée, de sortie ou intermédiaire : un intervenant tiers neutre établit un rapport contradictoire, photos à l'appui. Prix affiché en 2 minutes.
Ouvrir le simulateur

Bail unique ou baux individuels : le montage retenu par le bailleur détermine qui signe, combien de constats existent, et comment traiter les départs échelonnés. Dans les deux cas, documenter chaque étape — y compris les départs en cours de bail, même sans obligation légale — reste la meilleure protection contre les litiges de fin de colocation. Pour le cadre général du constat d'entrée, consultez notre guide de l'état des lieux d'entrée, et pour l'ensemble des règles propres à chaque type de bien, notre dossier types de biens.

Évitez le litige avant qu'il commence

Un état des lieux d'entrée comme de sortie réalisé par un intervenant neutre est votre meilleure protection. Obtenez votre prix instantanément.

Voir mon prix et réserver
Questions fréquentes

Vos questions sur « État des lieux en colocation : bail unique ou baux séparés ? »

Tous les colocataires signataires du bail, en présence du bailleur ou de son représentant. Le constat est contradictoire à l'égard de chacun : un colocataire absent doit donner procuration pour être couvert par les observations faites en son absence.

Oui. Chaque bail étant un contrat distinct, il donne lieu à son propre état des lieux d'entrée et de sortie, réalisé à la date d'arrivée ou de départ de l'occupant concerné, indépendamment du calendrier des autres colocataires.

La loi ne l'impose pas en bail unique : seuls l'entrée et la sortie définitive du bail complet sont concernées par l'article 3-2. C'est toutefois une bonne pratique fortement recommandée pour figer la situation avant l'arrivée d'un remplaçant.

Idéalement le colocataire sortant, le ou les colocataires restants (ou leur représentant), et le bailleur ou son mandataire, afin que le document ait une valeur probante reconnue par tous au moment du décompte final.

Il doit couvrir l'ensemble des meubles et équipements mentionnés au bail : ceux des parties communes et, selon le montage, ceux de chaque chambre. Un nouvel entrant doit vérifier l'inventaire existant avant de signer.

Réserver votre état des lieux

Un intervenant neutre, un rapport conforme ALUR, partout en France.

Sur le même sujet

Cluster États des lieux par type de bien & situation — son guide pilier et les articles liés.