Salon et chambres : murs, sols, plafonds, menuiseries, prises
Le contrôle des pièces de vie et de nuit se fait du général au détail, sans rien survoler :
- Murs et plafonds : traces d'humidité, fissures, cloques de peinture ou de papier peint, trous de fixation déjà présents.
- Sols : nature exacte du revêtement (parquet, carrelage, moquette), rayures, taches, lames ou lés décollés.
- Menuiseries : ouverture et fermeture réelle des fenêtres et portes, état des poignées, des serrures, des volets et de leurs joints d'étanchéité.
- Prises et interrupteurs : nombre, emplacement, fonctionnement testé sur place — pas seulement une mention visuelle « présentes ».
- Placards et rangements intégrés : glissières des portes, étagères, état intérieur (traces d'humidité, odeurs).
Chaque défaut relevé se documente par une photo horodatée annexée au constat : c'est ce qui transforme une mention écrite en preuve opposable à la sortie, comme nous le détaillons dans notre guide sur les photos de l'état des lieux d'entrée.
Un mur « en bon état » ne suffit pas. Notez la nature exacte de chaque défaut — fissure superficielle, tache, trou de cheville — pièce par pièce. C'est cette précision qui permettra la comparaison à la sortie.
Cuisine : électroménager testé, plaques, prises de terre, crédence, évier
La cuisine concentre le plus d'équipements techniques : chacun doit être essayé, pas simplement observé.
- Électroménager fourni : four, plaques de cuisson, réfrigérateur, hotte — chaque appareil doit être mis en marche devant les deux parties, pas seulement décrit visuellement.
- Plaques de cuisson : état de chaque feu ou zone, propreté, traces de brûlure antérieures.
- Prises de terre : présence aux emplacements réglementaires, en particulier à proximité de l'évier et des appareils qui l'exigent.
- Crédence et plan de travail : éclats, brûlures, taches, joints de silicone.
- Évier et robinetterie : écoulement, fixation, traces de calcaire ou de corrosion sous le meuble.
Salle de bain et WC : joints, étanchéité, robinetterie, VMC, chasse d'eau
L'humidité constante de ces pièces les rend particulièrement exposées aux litiges à la sortie : autant fixer un point de référence précis dès l'entrée.
- Joints de faïence, de baignoire et de douche : moisissures, décollement, étanchéité au toucher.
- Robinetterie : pression, écoulement, fixation, traces de fuite sous les meubles ou le long des tuyaux apparents.
- VMC : présence, fonctionnement (test à l'oreille ou à la feuille de papier), grille non obstruée.
- Chasse d'eau et WC : mécanisme de chasse, fixation au sol ou au mur, fuite au pied.
- Miroir et meuble vasque : fixation murale, état des portes et tiroirs.
Annexes et extérieurs : cave, parking, balcon, rangements
Les annexes sont souvent expédiées en fin de visite, alors qu'elles font partie intégrante du logement loué et du constat.
- Cave et parking : état de la porte ou du rideau, humidité, éclairage, numéro correspondant à celui indiqué au bail.
- Balcon ou terrasse : garde-corps, revêtement de sol, évacuation des eaux pluviales, volets ou stores.
- Rangements extérieurs : local à vélos, cellier, boîte aux lettres et son état de fermeture.
C'est aussi le bon moment pour relever les index des compteurs d'eau, d'électricité et de gaz, souvent situés en cave ou en local technique — la méthode complète figure dans notre guide sur le relevé des compteurs à l'état des lieux d'entrée.
Sécurité : détecteur de fumée, fenêtres, serrures
Le dernier passage, avant de signer, porte sur les éléments qui engagent la sécurité du logement — trop souvent contrôlés à la va-vite.
- Détecteur de fumée : présence obligatoire, fonctionnement testé au bouton test, pile en état.
- Fenêtres et portes-fenêtres : fermeture complète sans jeu, absence de bris, état des systèmes de sécurité (verrous, entrebâilleurs).
- Serrures et clés : nombre exact de clés remises, essai de chaque serrure avant de signer, y compris les portes secondaires.
- Garde-corps et rambardes : fixation solide, absence de jeu, particulièrement en étage.
Une mention vague sur un point de sécurité ne protège personne, ni le locataire ni le bailleur. Détaillez ce qui a été testé, et non simplement regardé — ce sont ces raccourcis qui coûtent le plus cher à la sortie. Voir aussi les erreurs de l'état des lieux d'entrée qui coûtent la caution.
Cinq zones, un même réflexe : décrire précisément plutôt que cocher globalement. Cette checklist s'inscrit dans notre guide complet de l'état des lieux d'entrée, qui détaille la méthode générale, la préparation du rendez-vous et le délai de rectification.